analyses de films et actualité cinématographique

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Cinéma et rock’roll

Où le lecteur se voit entrainé dans une tentative incomplète mais passionnée de dégager les intersections majeures entre l’art de l’image et le mouvement musical, à l’heure où le genre du film musical prospère.

Au début , il y a richard brooks et graine de violence, un film qui pose (mal) le problème de la délinquance des jeunes américains en milieu scolaire. et qui lance la mode durable du rock, défini comme la musique de la rébellion. puis vient rock around the clock de bill haley. le film culte qui consacre le mariage de la pellicule et de la guitare électrique. ensuite viennent les films d’elvis presley, prétextes gentils à mettre l’idole en image. et jackpots au box office. des les débuts de leur union, cinéma et rock’n’roll ont des rapports qui oscillent entre la recherche d’une nouvelle esthétique et 1’exploitation de la popularité des idoles de la nouvelle forme musicale. ou en sommes-nous aujourd’hui ?

le rock, incarnation d’une révolte ou machine à sous cinématographique ?

les deux, comme sur une prise à plusieurs jacks les plus ambitieux voient dans la culture de la révolte qu’il incarne 1’occasion d’un nouveau rapport au cinéma, l’émergence d’un nouveau langage fait en grande partie de musique, d’icônes et d’images, et donc transposable au cinéma.

les autres n’y voient qu’une mode prétexte à engranger le pactole en offrant des produits au rabais à des publics ados captifs de leurs idoles et du genre. cela même que julien temple dénonçait déjà dans la plus grande escroquerie du rock’n’roll en faisant le portrait acidulé de norman mac laren, dans le premier des films qu’il consacra aux sex pistols.

les rocks stars, acteurs ou sujets de biographies ?

pour le meilleur du cinéma rock, il faut noter 1’investissement d’un certain nombre de stars dans des

projets cinématographiques dont elles ne constituent pas le nombril. nous citerons bob dylan lanceur de couteaux chez sam peckinpah, davis bowie jouant brecht (si) pour alan clark, mais aussi acteur chez roeg, oshima ou tony scott, iggy pop chez scorsese et waters, les whites stripes et tom waits chez jim jarmusch. et enfin le last days consacré aux derniers jours de kurt kobain.

pour le pire du cinéma rock, il faut aller voir du côté des biographies consacrées au rockeurs célèbres. toujours amusant deux minutes, mais toujours lassant de voir 1’hagiographie du brave gars qui casse des guitares sur scène et est bien gentil avec sa maman (sa soeur, son frère, ses copains, rayer les mentions inutiles), n’échappe jamais aux pires stéréotypes, vous plonge dans 1’ennui à la vitesse d’un riff des ramones. citons pêle-mêle dans cette catégorie the doors, great balls of fire, velvet goldmine, et le tout récent control d’anton corbijn qui, malgré certaines qualités, ne déroge pas à la règle (lire la remarquable critique d’antoinette sur ce même blog).


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