Mur porteur : généralités



Ces derniers constituent en quelque sorte les « piliers » de la maison. Différents des cloisons, qui ne servent pratiquement qu’à séparer deux espaces, ils ont pour principale fonction de supporter d’importantes charges, dont celles des plafonds, des charpentes et des planchers. Un mur porteur assure aussi plusieurs autres rôles, à la fois. Il fait office de contrevent, assure la tenue, la stabilité ainsi que la solidité du bâtiment et peut servir de base à la formule de division en pièces de l’habitation. Il existe plusieurs murs porteurs, selon surtout leurs emplacements et rôles dans la maison.

Véritable ossature d’un édifice, ils sont toujours placés sur les fondations et en périphérie du logement, parfois au milieu. Selon leurs positions, ils peuvent être des murs gouttereaux ou pignons lorsqu’ils sont en façade et des murs de refend lorsqu’ils sont édifiés à l’intérieur. Ces derniers quant à eux peuvent être construits en long ou en travers. Dans la construction des murs porteurs, les architectes peuvent utiliser plusieurs matériaux. Les plus prisés restent la brique pleine, la brique monomur, le parpaing, le béton cellulaire et la pierre. Avec l’évolution des technologies employées et des pratiques de construction, l’on trouve aussi des murs porteurs faits en acier, panneaux sandwichs, terre pisé, chanvre, paille, bois et en divers matériaux industriels. Certains murs porteurs sont dits aveugles, car sont extérieurs et ne comportent aucune ouverture. Sur d’autres sont installés des portes, des fenêtres et d’autres éléments.

Dans certaines constructions modernes, ils sont doublés par des cloisons ou fortifiés par des contreforts. L’on peut facilement différencier un mur porteur d’un autre mur. Tout d’abord, l’on reconnaît ce genre de mur à sa consistance et sa matière, plus dures que celles d’un cloison ou de toute autre structure.

Quand on tapote sur un mur porteur, le bruit que cette action produit ne résonne pas et est sec. À noter que le son n’est pas lourd lorsque le mur porteur est doublé avec du plâtre ou une cloison. Mesurer l’épaisseur d’un mur aide aussi à savoir s’il est porteur ou non, le mur porteur étant en général épais de 20 cm et plus. Une autre astuce pour reconnaître un mur porteur est de vérifier, au niveau des combles, s’il existe des bases d’appui de charpente.