Mieux comprendre le remboursement des contraceptifs



Les moyens de contraception remboursés par la Sécurité sociale

Pour éviter les grossesses par accident et limiter le nombre d’enfants, la solution la plus accessible et la plus pratique est de choisir un moyen de contraception. Plusieurs moyens de contraception sont pris en charge par la Sécurité sociale, mais le remboursement est limité. Sont en premier lieu remboursées les pilules contraceptives de 1re et 2e génération. Ces deux catégories comprennent plusieurs types de pilules, notamment l’Orthonovum 1/35, le Miniphase et le Triella pour la 1re génération. Minidril, Stéridril, Ludéal-Gé, Adépal ou encore Amarance Gé et Trinordiol font partie des pilules contraceptives de 2e génération, mais ce ne sont que des exemples. La Sécurité sociale rembourse également les stérilets, de même que les pilules du lendemain avec prescription médicale. Les pilules du lendemain sont toutefois gratuites pour les mineures. Pour les femmes de plus de 18 ans, la prescription médicale est obligatoire si l’on souhaite se faire rembourser. Dans tous les cas, la Sécurité sociale prend 65 % du prix des moyens contraceptifs concernés en charge en tenant compte d’un tarif de référence. Le reste est ainsi, à la charge du patient.

Les limites du remboursement de la contraception par la Sécurité sociale

La Sécurité sociale ne prend pas tous les frais liés aux contraceptifs en charge. Les pilules contraceptives de 3e génération ne sont par exemple pas remboursées par le régime obligatoire. Cette mesure est critiquée de tout bord parce qu’elle est en partie responsable de l’accroissement du nombre d’IVG chez les mineures. Lors d’un forum sur le droit à l’IVG qui s’est déroulé à Paris, les médecins ont trouvé illogique que les mineures aient gratuitement accès aux pilules du lendemain et à l’IVG, mais pas aux moyens de contraception. Si ces derniers étaient tous prix en charge chez les majeurs et gratuits chez les mineurs, le nombre d’IVG par an ne devrait pas être aussi important. En 2009 par exemple 13 500 IVG ont été réalisées sur des mineures et cette statistique ne cesse d’augmenter. En dehors des pilules non prises en charge, la Sécurité sociale ne rembourse pas non plus les préservatifs. Ainsi, souscrire une mutuelle personnelle est de rigueur pour ceux qui souhaitent être couverts en termes de contraception. Cela offre d’ailleurs plus de choix concernant les dispositifs contraceptifs puisque préservatifs, patchs, pilules (toutes générations confondues), anneau et d’autres moyens sont pris en charge.