Mieux comprendre le fonctionnement d’un tiers payant



Fonctionnement du tiers payant

Inclus dans les mutuelles santé, le tiers payant permet à l’assuré de ne rien payer de sa poche lors de l’achat d’un médicament ou pour régler des frais de soins ou d’hospitalisation. En pratique, acheter un médicament en pharmacie et ne rien payer du tout est possible uniquement en présentant en premier lieu la carte Vitale pour la prise en charge d’une partie du prix du médicament par la Sécurité sociale. Cette prise en charge est soit de 15 %, soit de 35 %, soit de 65 % en fonction de la vignette du médicament en question. Rappelons que ce principe ne concerne pas les franchises et n’est pas le même pour les médicaments remboursés à 100 % et ceux qui ne sont pas du tout remboursés. En tout cas, une fois la prise en charge de la Sécu prise en compte, le patient doit présenter sa carte tierce payante pour que sa mutuelle santé prenne le reste du prix du médicament en charge. Le tiers payant est également valable dans les hôpitaux à condition que le patient se rende dans un établissement public ou conventionné. Le principe reste le même sauf que cela nécessite une demande de prise en charge à l’avance.

Autres informations utiles sur le tiers payant

En dehors des médicaments et des frais d’hôpital, le tiers payant s’applique dans d’autres domaines, notamment des séances de dépistage de maladie (ex. le cancer du sein). Sont également concernés les transports en ambulance. Par ailleurs, les personnes bénéficiant de la Couverture Maladie Universelle ainsi que toutes celles qui sont assurées par la Sécurité sociale peuvent bénéficier du tiers payant. Bref, il faut être affilié à un régime d’assurance maladie pour profiter de ce système. Par contre, le principe n’est pas simple et automatique pour certains postes de soins comme les radios et les analyses. Pour que le tiers payant puisse être valable dans ces cas, le professionnel de santé doit être partenaire de la compagnie d’assurance délivrant la carte tierce payante. La plupart du temps, la compagnie d’assurance peut indiquer aux assurés ses praticiens partenaires par téléphone. Cette situation reste pourtant relativement rare, ce qui oblige le patient à verser au moins la partie non prise en charge et les dépassements d’honoraire. Un conseil : pour faire des radios et des analyses, il faut surtout se rendre en centres de santé de soins courant. Certes, ce n’est pas certain à 100 % que le patient n’a pas à payer une partie des frais, mais ces centres proposent parfois des avantages intéressants.