Le prix de l’immobilier explose à Paris



Bilan fin 2010 : l’immobilier est plus cher que jamais à Paris

2010 a battu tous les records de hausses de prix dans le domaine immobilier à Paris. Devenir propriétaire dans la capitale a nécessité des capitaux impressionnants durant l’année dernière. Le prix des logements anciens a par exemple atteint le tarif record de 7 330 € par m² en moyenne. Ce prix a toutefois varié selon les quartiers parce qu’il fallait prévoir jusqu’à 15 000 € par m² pour s’investir aux Champs-Élysées. Les prix ont également flambé dans les quartiers qu’on peut qualifier de populaires avec une moyenne de 5 500 € par m². Par ailleurs, les notaires ont souligné que la hausse moyenne était de + 17,5% à la fin de l’année 2010. À la surprise générale, le taux d’investissement immobilier n’a pourtant pas baissé à Paris durant 2010. Au contraire, le secteur a connu une évolution de 32% à savoir 36 070 logements (neufs et anciens confondus) vendus tout au long de l’année. Ce chiffre est de 198 110 pour toute l’Île-de-France. En tout cas, on prévoit une hausse beaucoup moins impressionnante en 2011, mais aucune baisse n’est envisagée pour le moment.

Bilan fin 2010 : les raisons de la hausse des prix de l’immobilier à Paris

Suite à cette hausse impressionnante, on se demande quelles en sont les raisons. Alors que la crise financière et immobilière mondiale battait son plein en 2009, les experts ont prévu une baisse des prix dans l’immobilier. Ils ont même avancé le chiffre de – 40%, mais cela n’a pas été le cas. On n’a constaté qu’une baisse de 5 à 15% à Paris et dans des zones moins recherchées. En 2010, la hausse a battu des records parce qu’un grand nombre de gens voulait accéder à la propriété. Rappelons qu’en France, il y a seulement 58% de propriétaires. La forte demande a ainsi entraîné la hausse des prix puisque le marché ne dispose pas d’assez de biens à vendre pour satisfaire tout le monde. Cela résulte du fait qu’il y a tout simplement eu moins de constructions que d’acheteurs. Par ailleurs, les besoins ont changé et les logements disponibles ne correspondent pas à ces nouvelles demandes. On constate par exemple que de plus en plus de familles monoparentales veulent devenir propriétaires, mais elles recherchent essentiellement des surfaces beaucoup plus petites que la taille des habitations standards. En tout cas, si la situation financière mondiale s’améliore en 2011, on peut s’attendre à une hausse constante du prix de l’immobilier puisque de nombreuses familles souscriront des crédits. Le marché est actuellement en berne parce que les ménages craignent encore des difficultés financières inattendues.