Le mode de vie Grec, culture grecque et tradition grecque

dimanche 18 novembre 2007, par klelugi
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La journée d’un Grec n’a pas le même rythme que celle d’un Français, loin de là. Les Grecs achèvent leur longue matinée par le messimeri, une pause qui varie de 13h à 15h où tout le monde prend un en-cas, puis c’est l’heure de la sieste, qui peut facilement durer jusqu’à 17h-17h30. Après cette sieste, vient l’après-midi, l’apoghevman, où tout le monde reprend ses activités jusqu’à 20h environ. Ensuite, c’est le « petit soir » ou vradaki, entièrement voué à la volta, c’est-à-dire à la promenade. Le repas chez les Grecs ne débute généralement que vers 22h.

D’ailleurs, selon la tradition, dans les cafés, le public avait l’habitude d’applaudir les chanteurs en jetant des assiettes à ses pieds. Cette tradition a évolué en raison du prix élevé des assiettes, remplacés par des fleurs. Mais le cassage des assiettes s’est perpétué et même exporté dans les pays étrangers comme en France où il n’est pas rare de voir des restaurants où le sol est jonché par endroits de débris d’assiettes.

La religion orthodoxe tient une place très importante en Grèce. Il n’est pas rare de croiser un pope à la terrasse d’un café ou de voir les passagers d’un car se signer avant de franchir un virage. L’église est omniprésente dans ce pays, à un point tel que la simple idée d’une séparation de l’Eglise et de l’Etat est même impensable. La constitution de 1975, révisée en 1986, a maintenu la place de l’Eglise au sein de l’Etat, ainsi les représentants de l’Eglise sont avant tout des fonctionnaires de l’Etat. Et lorsque, sous la pression de la Communauté Européenne, le gouvernement a supprimé la mention de l’appartenance religieuse sur les cartes d’identités, ce fut l’occasion d’un véritable scandale. La pratique orthodoxe peut s’avérer être agressive et intolérante envers les minorités religieuses.

De plus, les Grecs sont très superstitieux. Le « mauvais œil » par exemple leur fait peur, c’est une malédiction accidentelle qui se produit souvent entre des voisins jaloux. Pour conjurer le mauvais sort, la tradition veut que l’on crache trois fois sur un bébé que l’on est en train de cajoler. Dans les autres superstitions, par exemple, les Grecs, lors d’un repas, ne tendent jamais un couteau à celui qui l’a demandé. Selon eux, ce geste peut être la source d’un conflit. En outre, presque toutes les femmes savent toujours lire dans le marc de café, bien que cela soit interdit par l’Eglise qui est très stricte sur le sujet. Mais cela ne les empêche pas pour autant de pratiquer cette lecture à la maison faisant bon nombre d’interprétations en tout genre.

Un véritable sentiment de communauté imprègne les Grecs, jusque dans la cellule familiale. La solitude est très mal vu chez eux, à un point tel que le terme « intimité » n’a même pas de traduction. Quotidiennement, les activités se font dans un même lieu pour éviter tout sentiment de solitude, jusque dans les appartements où tout se déroule dans une grande pièce servant à la fois de salon, de cuisine et de salle à manger. Il arrive même qu’on y dorme.

Enfin, les Grecs aiment la tranquillité et n’ont pas peur d’éventuels vols, ni d’actes de violences. Il n’est pas rare de voir les étalages des épiceries ou les chaises des terrasses des restaurants trainer toute la nuit à l’extérieur, sans que cela inquiète leurs propriétaires. Ils aiment aussi jouer au tavli, un jaquet, un jeu qui fait partie de leur vie quotidienne. Ils y jouent à n’importe quel moment et n’importe où, que ce soir dans les cafés ou même en pleine rue.