Le ménage avant les Jeux de Pékin

De nombreux opposants au régime en prison



La répression s’accentue en Chine contre les dissidents à quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin. Le pouvoir central fait le nécessaire pour que cet évenement mondial ne serve pas de tribune aux opposants au régime.

Le 27 décembre dernier Hu Jia, membre d’un réseau d’"avocats aux pieds nus" qui tentent de faire entendre les voix de ceux dont les libertés sont bafouées, a été arrêté.

Certains observateurs étrangers estiment que le gouvernement chinois instaure un climat de peur pour être sûr que tout se déroulera comme il le souhaite pendant les Jeux Olympiques.

Pékin considère que cet évenement mondial est un motif de fierté nationale, une vitrine pour le monde entier et n’a pas envie de voir certains opposants venir gâcher la fête.

Beaucoup sont préoccupés par ce qui se passe actuellement en Chine car Pékin avait reçu le droit d’organiser les jeux en échange d’un assouplissement sur le thème des droits de l’homme, mais c’est le contraire qui est en train de se passer.

Hu Jia est détenu dans une prison de Pékin alors qu’il était auparavant en résidence surveillée. Sa famille n’a pas le droit de sortir de sa maison et on lui a coupé son téléphone ni recevoir la visite de journalistes. Son mari est lui coupé du monde extérieur et même son avocat ne peut prendre contact avec lui.

Plusieurs autres opposants au régime, des avocats, des militants ont été incarcéré sans procès. C’est le cas de Guo Feixiong qui dénonçait la corruption du Parti Communiste, ou de Wang Dejia qui animait un blog sur iinternet au sujet des droits de l’homme en Chine.