La ruée vers Cuba

vendredi 22 février 2008, par Cuvinot
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Le 19 février 2008 le "Lider maximo", Fidel Castro, a annoncé qu’il renonçait à se présenter pour un nouveau mandat à la Présidence du Conseil d’Etat de Cuba. Cette annonce a bien sûr été accueillie avec une grande satisfaction de la part des Etats-Unis, ceux-ci ayant placé Cuba sous embargo tant que Fidel Castro serait au pouvoir.

On peut donc imaginé que la situation risque d’évoluer rapidement à Cuba si les Etats-Unis lèvent cet embargo commercial qui limite les échanges entre les pays occidentaux et la plus grande île des Caraïbes.

Cependant on peut relativiser l’effet de cet embargo dans certains domaines comme celui du tourisme. Cuba reçoit environ chaque année plus de deux millions de touristes attirés par le charme colonial de La Havane et les magnifiques pages comme celle de Varadero.

Mais il est évident que la fin de l’embargo permettrait à de nombreux touristes américains de voyager à Cuba, Miami ne se trouvant qu’à une centaine de kilomètres des côtes cubaines.

Un des effets les plus retentissants de l’embargo sur le tourisme ces dernières années... c’est ce qui est arrivé avec le secteur des croisières faisant escale à La Havane. En 2005 La Havane a accueilli plus de 100 000 touristes utilisant ce moyen de transport. En 2007 le nombre de voyageurs arrivant par des bateaux de croisières a chuté à 11 000 ! Pourquoi tant de différence ? Tout simplement parce que la principale compagnie de croisière espagnole qui voyageait vers Cuba, PulmanTur, a été rachetée par une compagnie américaine qui a du respecté les lois sur l’embargo.

On estime donc que les capacités d’accueil en matière de tourisme à Cuba sont beaucoup plus importantes que ce qu’elle reçoit actuellement. La fin de l’embargo annoncerait-elle un âge d’or du tourisme à Cuba ? Il faudrait savoir à quel prix... américanisation de la société ? constructions désordonnées de complexes hôteliers ? Société à deux vitesses ? Les années qui vont venir nous le diront certainement.