Est-ce que la sécurité sociale rembourse la stérilisation définitive ?



Tout ce que vous voulez savoir sur la stérilisation définitive

La stérilisation définitive est un acte médical pratiqué pour arrêter la procréation. Il s’agit d’un moyen de contraception irréversible. Régie par la loi du 4 juillet 2001, cette pratique est très appréciée, surtout à partir de 35 ans. Elle s’adresse uniquement aux personnes majeures, aptes à énoncer clairement leur désir de ne plus avoir d’enfant. Et étant donné l’importance d’une telle décision, le patient dispose de quatre mois de réflexion et doit présenter un consentement écrit. Plus de 50 000 femmes choisissent cette méthode en France tous les ans puisqu’elles ne sont plus obligées de passer par un acte chirurgical. Les hommes, quant à eux, n’ont pour le moment que la vasectomie comme recours. En effet, en dehors de la ligature des trompes (acte chirurgical), les femmes peuvent opter pour ce qu’on appelle la procédure Essure, pratiquée depuis plusieurs années et reconnue comme un acte de stérilisation définitive à part entière depuis 2007. Rapide, indolore et sûre à 96 %, cette méthode est de plus en plus prisée. Pratiquée par les voies naturelles, la procédure Essure a le même objectif que la ligature des trompes. Elle sert à éviter la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovule en obstruant les trompes.

Stérilisation définitive et remboursement de la Sécurité sociale

La Sécurité sociale prend en charge une partie ou la totalité des frais occasionnés par un acte de stérilisation définitive que ce soit sur un homme ou une femme. Il faut toutefois que l’acte ait lieu dans un établissement public ou un établissement privé conventionné. Par ailleurs, la Sécurité sociale ne prend pas les dépassements d’honoraires en charge. Ainsi, la patiente ne prend rien en charge pour la procédure Essure et la ligature des trompes étant donné que le remboursement est de 100 %. Pour ces messieurs, la vasectomie est remboursée seulement à 80 %, mais l’on peut toujours souscrire une assurance santé personnelle pour une couverture optimale. Quoi qu’il en soit, choisir de ne plus jamais avoir d’enfant est une décision capitale. Elle ne doit pas être prise à la légère. Pour éviter les regrets, certains établissements refusent de pratiquer ce type d’acte sur des personnes trop jeunes et qui n’ont pas encore d’enfants. Certes, le consentement du conjoint n’est pas exigé par la loi, mais il convient de bien se concerter sur la question si l’on est en couple. En réalité, les quatre mois de réflexion demandée par la loi sont réellement obligatoires.