Comment réellement profiter de la loi Scellier ?



Limites de la loi Robien remplacée par la loi Scellier

La loi Scellier remplace les lois Borloo et Robien parce que ces dernières n’étaient pas réellement adaptées aux différents projets des investisseurs de l’immobilier. Avant la mise en place de la loi Scellier, on a constaté que les investissements dans l’immobilier neuf se sont terminés par d’importantes difficultés financières, voire des surendettements. Cela résulte du fait que la loi Robien s’est essentiellement concentrée sur la construction en masse de logements neufs alors que le coût de tels travaux ne peut pas être amorti par les possibilités des futurs locataires. En effet, l’investissement n’est rentable que si les logements nouvellement construits sont loués à des sommes que peu de foyers peuvent débourser mensuellement. Une étude réalisée en 2008 a révélé que les loyers ont augmenté de manière exorbitante dans certaines régions. Alors que le loyer moyen était par exemple de 419 € en Carcassonne, ceux qui ont investi dans la construction d’un logement selon la loi Robien devaient louer à 755 € (soit avec une hausse de plus de 80 %) pour rentabiliser leur placement. Cette hausse était même de 255 % à Angers. Du coup, les nouvelles constructions n’ont pas trouvé de locataires et n’ont ainsi pas résolu la pénurie de logements alors que c’est le principal objectif de la loi Robien.

Conseils pour profiter réellement des avantages du dispositif Scellier

Comme tous les dispositifs de défiscalisation destinés à promouvoir les investissements dans l’immobilier, l’amendement Scellier ne s’adapte pas à tous les projets. Il convient donc de bien l’étudier avant d’investir dans ce sens. Si vous estimez que votre projet est adapté à cette loi, suivez ces quelques conseils pour que votre investissement vous soit réellement profitable. En premier lieu, investissez dans des zones rentables parce que certaines zones ne le sont pas vraiment par rapport aux exigences de la loi Scellier. Plusieurs secteurs des zones A, B1 et B2 sont considérés comme à risque parce que les demandes immobilières, notamment le plafond des loyers, n’y sont pas adaptées aux exigences de la loi Scellier. Les principales villes intéressantes pour ce type d’investissement sont Paris, Lyon, Nantes, Montpellier, Rennes, Bordeaux et quelques autres villes ayant le même profil. Sachez en tout cas que pour ne pas reproduire les erreurs des lois Robien et Borloo, la loi Scellier prévoit des plafonds de loyers plus bas à partir de 2011. Ils sont par exemple de 6.10 €/m² dans les communes agréées par le dispositif de la Zone C, de 16.10 €/m² dans la Zone B1...etc.