Assurance santé : l’État pourrait participer à l’indemnisation des victimes du Mediator



Assurance santé : Servier ne veut pas prendre seul en charge l’indemnisation des victimes du Mediator

Mis en vente sur le marché médical français durant 33 ans, l’antidiabétique Mediator a créé une vive polémique à la découverte de ses effets secondaires graves et mortels. On estime le nombre de décès suite à la consommation du Mediator à de près de 2000. Considéré comme le principal coupable de ces effets secondaires mortels, le laboratoire Servier ne semble pas vouloir rembourser toutes les indemnisations liées aux effets néfastes du médicament malgré les 20 millions d’euros que le groupe voulait mettre à la disposition des victimes contre le retrait des poursuites judiciaires lancées à son encontre. Mais l’assurance maladie et les victimes n’ont pas souhaité se plier à cette demande, ce qui a entraîné la participation de l’État dans les indemnisations. Courant avril, cette décision n’était pas encore confirmée étant donné que le Ministère de Santé ne souhaitait pas prendre les frais en charge à la place du « coupable ». Ainsi, l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales est sur le point de mettre en place un guichet unique pour une indemnisation totale. Cet organisme pourra par la suite porter l’affaire devant la justice pour que le laboratoire Servier lui rembourse les indemnisations des victimes.

Assurance santé : les procédures d’indemnisation ont commencé

Malgré le fait que les laboratoires Servier n’aient pas encore pris de décisions précises sur l’indemnisation des victimes du Mediator, ces dernières sont sur le point d’être indemnisées. En effet, la mise en place de fonds public a été proposée en Conseil des ministres le 11 mai 2011. Ce fond devrait combler les lacunes des propositions d’indemnisation du laboratoire Servier. Ce dernier a déclaré vouloir assumer sa responsabilité dans cette affaire, mais ses propositions n’ont pas été jugées satisfaisantes par l’État et les victimes. La bataille n’est toutefois pas encore gagnée étant donné que le projet doit être voté dans le cadre de la loi de finance rectificative et confirmé par un décret d’application. En tout cas, si le projet est voté, 5 millions d’euros seront mis dans un premier temps à la disposition des victimes pouvant justifier les préjudices qu’ils ont subis. Pour être indemnisées, les victimes devront remplir un formulaire et fournir un dossier comprenant plusieurs documents, notamment les ordonnances. Quoi qu’il en soit, ce processus d’indemnisation enclenché ne réduit pas la polémique autour de ce médicament puisque les responsables du désastre ne sont pas encore tous formellement identifiés.