Assurance maladie : un projet de loi pour la prise en charge totale des contraceptifs pour les mineures



Bérengère Poletti envisage la prise en charge totale des contraceptifs pour les mineures

Bérengère Poletti, la députée UMP élue dans les Ardennes, a présenté le mardi 19 mai dernier un rapport suggérant une prise en charge totale des contraceptifs pour les mineures. Le rapport en question ne concerne pas uniquement la pilule, mais également tous les moyens contraceptifs dits de 3e génération. Cela concerne entre autres les timbres contraceptifs et les anneaux vaginaux qui sont pour le moment non accessibles à toutes les mineures. Ce rapport a été établi pour limiter le nombre d’IVG réalisées sur des mineures. Les statistiques ne cessent d’augmenter à ce propos. Les chiffres font par exemple état de 14 500 IVG pratiquées sur des mineurs en 2007 et cela ne va pas en décroissant avec les années. La députée UMP a également fait remarquer qu’un pourcentage considérable de ces IVG est pratiqué dans les départements d’Outre-mer. Actuellement, la Sécurité sociale prend en charge seulement une partie des contraceptifs pour mineures. Le remboursement s’élève la plupart du temps à 70% pour certaines pilules. Certains dispositifs sont par contre exclus du régime obligatoire, ce qui nécessite la souscription d’un complémentaire santé auprès d’une compagnie d’assurance privée ou encore de payer soi-même la partie non prise en charge.

Le rapport de Bérengère Poletti en pratique

Le rapport présenté par Bérengère Poletti sur la prise en charge totale des contraceptifs pour mineures contient 14 recommandations, dont le respect de l’anonymat de la mineure en question. La méthode contraceptive choisie sera également totalement gratuite pour les tranches d’âge concernées. Il s’agit des 15 à 20 ans et bien sûr des plus jeunes filles qui souhaitent y avoir recours. Le rapport préconise également une meilleure information par les enseignants et les proches, mais également par des professionnels dans le cadre d’entretiens privés et évidemment anonymes. Pour le cas des professeurs, ils seront formés pour parler plus aisément de sexualité et de contraception à leurs élèves. Bérengère Poletti n’a d’ailleurs pas hésité à critiquer le programme scolaire consacré à l’éducation à la sexualité en jugeant que c’est souvent trop théorique et non évalué. Elle a également déjà étudié le coût d’un tel dispositif en négociant avec les laboratoires. Le rapport avance alors un coût de 7M d’euros pour les mineures et de 18,5M d’euros pour les 15 à 20 ans. Il faut soustraire par la suite les prises en charge de la Sécurité sociale qui sont de 9,2M et de 10,3M d’euros.